Pour couper court aux spéculations autour du dossier Epstein, l’administration américaine a présenté ce jeudi un classeur vide de 847 pages, salué comme « le plus important effort de transparence depuis l’invention de la vitre ». Selon notre reporter, l’ouvrage, relié en noir mat et estampillé « déclassifié », a été posé douze minutes sur un pupitre avant d’être feuilleté très lentement devant les caméras afin que chacun puisse constater l’absence d’information dans des conditions optimales.

« Les Américains veulent voir le dossier, ils vont voir le dossier. Page après page, il n’y a rien, et c’est précisément ce que nous tenions à rendre public », a expliqué un conseiller adjoint chargé de la lisibilité démocratique. D’après un mémo consulté par la rédaction, 846 pages sont entièrement blanches, tandis que la page 312 comporte un trombone oublié, présenté comme « un élément de contexte ». L’exécutif assure avoir conservé ce trombone afin de « ne pas donner l’impression d’avoir trop nettoyé ». Même tonalité du côté du ministère de la Justice, où une cellule de 43 agents aurait travaillé six mois pour aligner correctement le vide et harmoniser la marge de gauche.

Invitée ce matin sur une chaîne d’information, la porte-parole de l’administration a défendu une méthode « sobre, lisible et sans surcharge ». « On aurait pu publier 200 pages vides, mais là au moins les gens sentent qu’il y a eu un vrai travail. Huit cent quarante-sept pages, ça pèse sur une table, ça rassure », a-t-elle déclaré. De sources concordantes, l’exécutif préparerait déjà un second volume composé cette fois de pochettes transparentes vides, afin de répondre aux critiques de l’opposition qui réclame « davantage de pièces ».

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