Alors que le projet de village olympique du pôle glace des Jeux d’hiver 2030 doit être installé dans une commune de la métropole lyonnaise, le comité d’organisation a confirmé ce matin qu’il s’agissait d’un choix « pleinement cohérent » pour préparer les athlètes aux nouvelles conditions climatiques. Selon une note interne consultée par la rédaction, l’objectif est de familiariser dès maintenant les délégations avec « une expérience hivernale sans hiver, mais avec beaucoup de bonne volonté ».

« On ne va pas se mentir, la neige, il y en a de moins en moins. À un moment, il faut arrêter de vendre du sapin et commencer à travailler sur le béton tiède », explique un coordinateur du pôle adaptation. Le futur site devrait accueillir 1 800 sportifs, 430 membres d’encadrement et un stock stratégique de doudounes « au cas où il ferait 11 degrés en janvier ». De sources concordantes, plusieurs dispositifs sont déjà à l’étude, dont un canon à neige branché sur une rallonge de 600 mètres, un parcours de biathlon entre un parking-relais et une boulangerie, ainsi qu’un simulateur de station composé d’une supérette hors de prix et de trois personnes en combinaison chargées de dire « ça bouchonne » toutes les sept minutes.

Invitée ce matin sur une radio locale, la directrice adjointe du projet a défendu un modèle « lucide et moderne ». « Les athlètes doivent apprendre à performer dans un monde réel. Si demain il faut patiner en entendant la rocade et manger une raclette à 28 euros dans une zone mixte, autant s’y mettre tout de suite », a-t-elle déclaré. Le comité n’exclut pas non plus, en cas d’hiver trop rigoureux, de déplacer certaines épreuves de glace sur un parking ombragé afin de conserver l’esprit du projet.

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