Face aux critiques de l’UEFA sur l’ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la FIFA a tenu à rassurer dès lundi matin : seuls « les plus beaux ralentis, quelques actions premium et deux ou trois quarts de finale maximum » seront cédés au privé dans un premier temps. Selon des documents consultés par notre rédaction, les matchs de poule jugés « un peu ternes » resteraient, eux, dans le giron historique du football.

Invité ce matin sur une radio suisse, le directeur de la valorisation émotionnelle de la FIFA, Laurent Bessac, a défendu une opération « raisonnable et progressive ». « Personne ne parle de vendre toute la compétition au premier fonds venu, il faut arrêter. On parle de blocs très identifiés : le ralenti où l’on voit bien la chaussure se tordre, les plans de supporters qui pleurent, et éventuellement un quart de finale avec prolongation si le marché répond bien », a-t-il expliqué. De sources concordantes, la FIFA travaillerait aussi sur une offre d’« hospitalité narrative » permettant à un investisseur d’acheter l’exclusivité d’un suspense entre la 78e et la 84e minute.

À Nyon, plusieurs responsables de l’UEFA continuent toutefois de dénoncer une marchandisation excessive. « Aujourd’hui, ce sont les ralentis ; demain, ce sera le poteau sortant ; après-demain, la moitié d’un but », s’inquiète un cadre européen sous couvert d’anonymat. Selon une étude interne commandée par la FIFA, 62 % des revenus additionnels pourraient être générés par la seule revente de gestes au ralenti avec musique épique et légère vibration de caméra.

Pour calmer définitivement les critiques, l’instance mondiale aurait enfin renoncé à son projet le plus sensible : introduire un actionnaire minoritaire dans le temps additionnel. Une piste reste néanmoins sur la table pour 2027, avec la mise en Bourse du « petit moment où tout le monde croit qu’il y a hors-jeu avant qu’en fait non ».

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