Alors que la plus haute juridiction américaine a autorisé provisoirement la reprise des travaux de la salle de bal de la résidence présidentielle, l’administration fédérale a salué une décision attendue de longue date. Selon plusieurs conseillers, les États-Unis manquaient jusqu’ici d’un espace réellement adapté à leurs crises constitutionnelles, contraintes depuis des années de se tenir dans des bureaux trop étroits, des couloirs ou, lors des pics d’activité, directement sur les marches du Congrès.
Le chantier prévoit une salle de 1 200 mètres carrés, 18 lustres, un parquet renforcé pour les annonces martiales et une capacité d’accueil de 450 personnes assises, ou 900 en cas de contestation électorale légère. « On ne peut pas continuer à gérer des recours historiques entre une commode et un ficus », explique Walter Jenkins, coordinateur adjoint du protocole présidentiel. « Quand un pays doute de ses institutions, il lui faut un minimum de hauteur sous plafond. » Invité ce matin sur une chaîne conservatrice, Donald Trump s’est félicité d’un projet « magnifique, très classe, probablement la plus belle pièce pour séparation des pouvoirs jamais construite », estimant qu’« une grande démocratie doit pouvoir s’effondrer avec élégance ».
De sources concordantes, les travaux comprendraient également une estrade pour signatures contestées, une galerie latérale pour anciens alliés revenus soutenir le président et un salon plus intime réservé aux revirements de jurisprudence de dernière minute. Une cellule de crise décorative serait même à l’étude afin d’harmoniser les tons dorés avec les états d’exception. « Jusqu’ici, on improvisait », reconnaît Mildred Collins, architecte chargée du dossier. « Le pays traversait des moments institutionnels majeurs dans des salles prévues pour servir du poulet sec à des gouverneurs. » La résidence présidentielle aurait enfin demandé qu’un orchestre permanent puisse jouer plus fort chaque fois qu’un juge fédéral tente de suspendre quelque chose.
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