Face au nouveau pic de chaleur qui touche plusieurs départements du sud de la France, une grande ville du Sud-Ouest a lancé lundi un programme municipal de survie en milieu domestique destiné à aider les habitants à traverser l’après-midi sans se liquéfier dans leur salon. Selon un document consulté par notre rédaction, le dispositif comprend des ateliers pratiques de 45 minutes sur les gestes essentiels de la saison chaude, parmi lesquels « fermer les volets », « ne pas allumer le four pour voir » et « arrêter de dire qu’on adore la chaleur sèche ».

Invité ce matin à présenter le plan, l’adjoint chargé de la « résilience d’intérieur » a salué « une réponse concrète à un phénomène qui surprend encore trop de familles chaque été entre 13 h et 18 h ». « On a des gens qui, à 15 h, ouvrent grand les fenêtres en pensant faire entrer un petit air. Ce n’est pas un petit air, c’est l’Espagne qui entre », a-t-il expliqué. La ville annonce déjà 3 200 inscriptions aux premiers modules, organisés dans des gymnases climatisés afin de montrer aux participants ce qu’ils n’auront pas chez eux. Un atelier premium doit également apprendre à déplacer lentement une chaise jusqu’à la zone d’ombre du séjour sans gaspiller un effort.

Sur place, plusieurs habitants disent avoir modifié leurs habitudes depuis le début de l’épisode. « Avant, je cuisinais à 19 h. Maintenant, à 19 h, je regarde une tomate et on voit demain », raconte une participante, équipée depuis mardi d’un brumisateur municipal et d’un gant de toilette « pour le mental ». Même prudence chez un formateur bénévole du module « volets niveau débutant ». « On reprend les bases. Poignée, traction, obscurité. Il n’y a pas de honte, il faut y aller étape par étape », estime-t-il. De sources concordantes, la mairie travaille déjà sur une seconde phase du plan, avec un stage intensif consacré à l’art de « ne rien faire du tout » entre 14 h et 17 h, assis devant un ventilateur réglé sur « respect ».

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