Le ministère de l’Intérieur a demandé ce lundi aux incendies en cours de choisir eux-mêmes un état d’avancement « plus clair pour le grand public », après plusieurs jours de flottement autour des termes « fixé », « circonscrit » et « maîtrisé ». Alors que plusieurs feux mobilisent les secours en Gironde et dans le Var, la rédaction a appris qu’une circulaire de 14 pages avait été transmise dans la nuit aux préfets, accompagnée d’un nuancier de formulations jugées plus accessibles, allant de « ça brûle encore pas mal » à « on commence à souffler ». Selon une source place Beauvau, l’objectif est de « remettre de la lisibilité dans un incendie qui, jusqu’ici, communiquait très mal ».

Concrètement, chaque feu devra désormais se positionner toutes les trois heures sur une grille simplifiée validée par un comité interministériel. Parmi les nouvelles mentions envisagées figurent « en train de se calmer », « globalement moins chaud qu’hier » ou encore « ça partait fort, mais là ça réfléchit ». « Quand on dit à un Français qu’un feu est fixé mais pas maîtrisé, il est à la fois rassuré et pas rassuré, ce qui est désastreux en communication, explique Didier Larnaud, directeur adjoint de la cellule Sémantique et Flammes. Il faut des mots simples. Si un feu repart, qu’il le dise franchement. »

Invité ce matin sur France Info, le porte-parole du ministère, Jérôme Vallin, a précisé que des médiateurs lexicaux pourraient être déployés au plus près des foyers pour accompagner les flammes dans cette démarche. « On ne demande pas au feu de s’éteindre plus vite, ça serait irréaliste. On lui demande juste de clarifier son positionnement, avec des termes simples, en français courant, sans jargon », a-t-il déclaré.

De sources concordantes, Beauvau travaillerait déjà sur une seconde phase du dispositif, qui imposerait aux fumées de « monter de façon moins anxiogène » afin de ne pas brouiller la lecture globale de la situation.

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