Titre : La FIFA ouvre son capital à des investisseurs privés pour que le football puisse enfin se concentrer sur l’argent

Sous-titre : Alors que plusieurs fonds d’investissement lorgnent sur les compétitions sportives les plus rentables, la FIFA a confirmé ce matin vouloir accueillir des capitaux privés afin de sortir définitivement le football de l’emprise du jeu.

La FIFA a confirmé ce matin l’ouverture prochaine de son capital à des investisseurs privés afin de permettre au football de se recentrer enfin sur l’argent. Selon un document de travail consulté par notre rédaction, l’instance souhaite créer une structure commerciale capable d’accueillir des fonds extérieurs, des partenaires stratégiques et, à terme, toute personne estimant qu’un corner mal tiré ne doit plus peser sur la rentabilité d’une compétition internationale.

Le projet, actuellement à l’étude, prévoit que plusieurs compétitions soient désormais pilotées selon des objectifs « plus lisibles pour les marchés », avec des indicateurs simples comme le rendement par dribble, la marge nette par carton jaune ou le retour sur investissement d’un temps additionnel. « Pendant des décennies, le football a été parasité par le sportif, l’ambiance, les supporters et tout un tas d’éléments émotionnels très difficiles à valoriser dans un tableur », explique Jean-Eudes Marbrier, consultant proche du dossier. « Là, on entre enfin dans quelque chose de propre. Un match nul 0-0 restera peut-être triste pour le public, mais il pourra au moins devenir intéressant pour un actionnaire. »

Invitée ce matin à réagir, l’UEFA a accusé la FIFA de « vendre le football », rappelant que l’argent doit rester au cœur du jeu, mais « dans un cadre historique, opaque et maîtrisé ». De sources concordantes, l’organisation européenne travaillerait déjà sur une contre-proposition visant à défendre les valeurs traditionnelles du football, notamment la circulation discrète des revenus, la multiplication des compétitions et le maintien d’une indignation de principe à chaque innovation lucrative venue d’en face.

La FIFA se veut rassurante et précise que cette ouverture ne remettra pas en cause la dimension sportive du football, qui continuera d’exister « en marge du produit ». Un premier test pourrait être lancé dès 2026 avec un tournoi dont le vainqueur serait désigné à la clôture de Wall Street, « pour éviter qu’un but de dernière minute ne vienne perturber la lecture du marché », selon une note interne.

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