Alors qu’un reportage consacré aux coulisses du très grand luxe a remis en lumière le rôle central des gouvernantes dans les palaces, plusieurs établissements ont annoncé ce jeudi le lancement d’une nouvelle formule baptisée « caprice illimité ». Selon des documents internes consultés par la rédaction, l’option sera proposée à partir de 3 800 euros la nuit et permettra aux clients « d’exiger à peu près n’importe quoi sans avoir à reformuler leur mépris à chaque demande ».

Dans les faits, le service inclut un changement complet de décoration à 2 heures du matin, le remplacement immédiat d’un oreiller jugé « émotionnellement froid » ou encore la possibilité de faire repasser un peignoir déjà repassé « pour le principe ». « Jusqu’ici, le client très fortuné devait encore exprimer son pouvoir au cas par cas, c’était fastidieux », explique Armelle Vautrin, directrice de l’expérience déraisonnable dans un palace. « Là, avec un bracelet discret couleur ivoire, nos équipes savent qu’on entre dans une relation plus simple : il veut, on court. » D’après une étude commandée par un groupement d’hôtels de luxe, 87 % des clients premium estimaient en effet que l’argent « manquait encore un peu de fonctionnalités ».

Dans les étages, la mesure est accueillie avec le calme professionnel de rigueur. « On a déjà eu un monsieur qui voulait une pluie plus fine sur la terrasse et une dame qui trouvait le silence de sa suite trop sec, donc bon, on s’adapte », résume Nadège Clerval, gouvernante générale dans un établissement de la capitale. Les hôtels précisent qu’un supplément de 900 euros donnera également accès à l’option « contrariété sur mesure », permettant au client de rencontrer une légère résistance du personnel avant satisfaction, « pour préserver l’authenticité du caprice ». Un test est enfin en cours pour une formule prestige dans laquelle un employé entre dans la chambre toutes les heures afin de demander si l’air a bien « le goût attendu ».

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