Le projet saoudien de trois parcs d’attractions à 6 milliards d’euros en région parisienne comprendra finalement une attraction centrale déjà jugée « fédératrice » par ses promoteurs : obtenir un permis de construire complet en moins de 14 ans. Selon des sources concordantes, cette expérience immersive doit permettre aux visiteurs de vivre, en conditions réelles, l’enchaînement des études d’impact, recours gracieux, enquêtes publiques, modifications du PLU et réunions de concertation avec buffet froid.
« On voulait quelque chose de spectaculaire, familial, et surtout typiquement local », explique un porte-parole du consortium, invité ce matin à présenter les premières maquettes. « Faire des montagnes russes, tout le monde sait faire. Obtenir un cachet de la préfecture sur le bon Cerfa avant la retraite du signataire, là, il y a une vraie tension dramatique. » D’après les documents consultés par notre rédaction, l’attraction, baptisée Permis Kingdom, débutera par trois heures d’attente devant une porte marquée « guichet provisoirement définitif », avant une chute libre dans un classeur de 1 800 pages.
Les visiteurs devront ensuite franchir plusieurs niveaux, dont « l’avis simple qui devient conforme », « la pièce manquante pourtant envoyée en recommandé » et « le recours d’une association apparue la veille ». « Nous avons prévu 22 000 emplois potentiels, dont 4 300 uniquement pour tamponner des documents sans les lire », précise de son côté une consultante en fluidité administrative. Le groupe espère rentabiliser plus vite cette attraction que les autres, les familles pouvant revenir chaque année vérifier si le dossier a avancé de huit mètres.
Selon le calendrier prévisionnel, les travaux préparatoires devraient commencer dès l’obtention de l’autorisation d’étudier la possibilité de demander l’autorisation de démarrer les travaux préparatoires. En cas de succès, les responsables n’excluent pas l’ouverture d’une zone premium où les visiteurs pourront payer 79 euros pour faire la queue à la mauvaise fenêtre.
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