Le Maroc a officiellement donné le nom de Donald Trump à une autoroute traversant le Sahara occidental, dans le cadre d’une nouvelle doctrine diplomatique fondée sur la visibilité typographique. Selon des sources concordantes, le panneau inaugural, long de 18 mètres, aurait été conçu pour que le nom soit lisible depuis l’espace, « afin d’éviter tout malentendu géopolitique ». À Rabat, plusieurs conseillers expliquent que, dans un dossier aussi sensible, il était devenu nécessaire de « parler le langage des grandes puissances, c’est-à-dire des lettres capitales dorées ».

« Pendant des années, on a essayé les notes verbales, les communiqués, les entretiens bilatéraux. Visiblement, ça manquait de police 144 en gras », explique Mounir El Hafidi, directeur fictif de la signalétique stratégique au ministère des Infrastructures d’influence. D’après une étude commandée pour l’occasion, une route baptisée sobrement n’aurait qu’un impact diplomatique de 2,3 sur 10, contre 8,7 lorsqu’elle porte le nom d’un ancien président américain déjà très attaché à cette pratique. « L’idée, c’est de montrer que nous aussi, on sait faire du symbole qui se voit de loin. Avant, il y avait la diplomatie. Maintenant, il y a la diplomatie avec bordure réfléchissante », résume un cadre du projet.

Invité ce matin sur une radio locale, le consultant en communication territoriale Nabil Bensassi a salué « une décision moderne, simple, et surtout très grande ». « Dans ce type de dossier, il ne faut pas forcément convaincre tout le monde. Il faut déjà que tout le monde voie le panneau, c’est une base », a-t-il déclaré. La rédaction a appris qu’un second tronçon pourrait prochainement être rebaptisé « Donald J. Trump Premium », tandis qu’un rond-point voisin serait à l’étude pour accueillir une maquette de signature de 22 mètres, « si la situation internationale l’exige ».

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