Après l’annulation de la venue de plusieurs groupes américains à un sommet spatial organisé à Paris, la France a tenu à clarifier sa position : les États-Unis restent les bienvenus, à condition d’arriver en fusée française et de stationner leur appareil « dans les emplacements prévus à cet effet ». Une précision jugée nécessaire par le ministère de l’Espace, alors que plusieurs entreprises ont renoncé à participer à l’événement sur fond de tensions diplomatiques.
« Il n’y a aucune fermeture de notre part. S’ils veulent venir, ils viennent. Simplement, on ne va pas avoir des engins posés en épi devant le pavillon comme un samedi chez Decathlon », a expliqué à notre reporter Arnaud Bellanger, directeur adjoint du protocole orbital. Selon une note interne consultée par la rédaction, les délégations américaines devront désormais utiliser « un vecteur compatible avec les normes de courtoisie européenne », avec clignotant à l’approche, coupure moteur au sol et interdiction formelle de laisser tourner la fusée pour la climatisation.
Du côté français, on assure que cette décision vise uniquement à préserver « la fluidité du trafic spatial » au-dessus de la capitale. Un marquage au sol de 18 places a déjà été peint sur le tarmac du sommet, dont 2 réservées aux capsules familiales et 1 aux très gros lanceurs qui dépassent un peu. « On a aussi prévu une borne pour ceux qui veulent recharger discrètement entre deux tables rondes », précise Mireille Cazenave, responsable logistique de l’événement. « Le but n’est pas d’humilier nos partenaires. On leur demande juste de ne pas se mettre en double file devant l’univers. »
Selon plusieurs sources concordantes, Washington aurait particulièrement mal pris l’instauration d’un disque bleu orbital limité à 1 h 30. Paris s’est toutefois dit prêt à faire un geste en autorisant exceptionnellement les astronautes américains à se poser cinq minutes sur les places livraison, à condition de laisser les clés à l’accueil.
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