Les autorités russes ont inscrit Pavel Dourov sur leur liste des « terroristes et extrémistes » après avoir découvert que des millions de citoyens continuaient à échanger sur Telegram sans formulaire préalable dûment tamponné. Selon plusieurs sources concordantes, le Kremlin aurait appris avec inquiétude qu’un message pouvait encore être envoyé d’un téléphone à un autre sans numéro de dossier, sans justificatif de domicile et, dans certains cas, sans la moindre copie recto-verso d’un passeport.

« Nous ne sanctionnons pas une personne, nous rétablissons simplement un minimum de procédure », a expliqué ce matin sur une chaîne publique un responsable du Centre fédéral de traçabilité conversationnelle. « Quand deux Russes discutent, l’État doit savoir s’il s’agit d’une salutation, d’une recette de bortsch ou d’un avis sur la météo. Ce n’est pas de la surveillance, c’est de l’organisation », a-t-il précisé en présentant un nouveau formulaire de 14 pages destiné à toute utilisation du mot « bonjour ». La rédaction a appris qu’un groupe de travail interministériel planche désormais sur un récépissé obligatoire pour les messages vocaux de plus de 11 secondes, jugés « trop spontanés ».

Dans l’entourage du pouvoir, on assure que l’affaire a pris une tournure plus grave après le signalement de deux proches ayant réussi à fixer un déjeuner « jeudi vers 13 heures » sans validation administrative préalable. « C’est là qu’on a compris qu’on avait laissé se développer une zone de non-droit conversationnelle », déplore une experte en conformité patriotique. Selon une étude commandée par les autorités, 72 % des messages échangés sur Telegram ne comporteraient actuellement ni en-tête officiel ni formule de soumission réglementaire.

Toujours selon nos informations, Moscou envisage désormais de classer également l’application « Notes » parmi les organisations radicales après avoir découvert que certains citoyens y rédigent déjà leurs pensées sans les faire relire.

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