La justice administrative a confirmé l’expulsion d’une ancienne dirigeante d’un média d’État russe, qui a immédiatement fait savoir qu’elle était prête à revenir en France à la seule condition de n’avoir plus à y revenir du tout. Selon son avocat, l’intéressée se trouve actuellement à l’étranger, où elle entend patienter jusqu’à ce que son retour ne suppose plus aucune forme de retour. Une position qualifiée de « cohérente sur le plan personnel » par plusieurs observateurs du dossier.

Invité ce matin sur le plateau d’une chaîne d’information en continu, Maître Roland Vissière, spécialiste du contentieux circulaire, a détaillé la stratégie. « Ma cliente est très claire : elle souhaite revenir uniquement si l’arrêté d’expulsion est suspendu, annulé, retiré, oublié dans un tiroir ou remplacé par un courrier disant finalement laissez tomber », a-t-il expliqué. « Revenir pour être considérée comme devant repartir, ça n’a pas de sens. On ne va pas faire 2 400 kilomètres pour un aller qui ressemble à un retour. » De sources concordantes, un mémo de 17 pages aurait même été transmis aux juridictions compétentes afin de demander la création d’un statut intermédiaire de « présence extérieure sur le territoire intérieur ».

Au ministère, la décision est saluée comme un succès administratif net. « L’objectif d’une expulsion, c’est précisément que la personne soit dehors. Si elle accepte de rester dehors tant qu’on ne lui demande pas de rentrer, on est sur une coopération remarquable », estime Alain Desforges, directeur fictif de l’éloignement apaisé. Un groupe de travail doit désormais étudier la possibilité d’étendre ce dispositif à d’autres procédures, notamment les convocations auxquelles les intéressés n’assisteraient qu’à la condition d’avoir déjà été entendus. « C’est une piste moderne : moins de déplacements, moins de paperasse, et chacun reste là où il avait prévu d’être. »

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